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Une réalisation du CDEACF

CDEACF

Savoir utiliser des documents, c'est être capable d'interpréter et de se servir de l'information contenue dans divers documents (cartes, schémas, tableaux, formulaires, etc.). C'est pouvoir comparer des informations, choisir un produit en le comparant grâce à une publicité, des étiquettes. C'est comprendre une facture, des formulaires officiels, des modes d'emploi, qu'ils soient imprimés ou sur un écran d'ordinateur.

Comment définit-on la compétence en utilisation de documents?

La compétence en utilisation de documents est la capacité à comprendre et utiliser des moyens et techniques de présentation de l'information, par exemple à l'aide de graphiques, tableaux, dessins, etc. Elle consiste en :

  • Comprendre et interpréter différents moyens de présentation de l'information tels les graphiques, les tableaux, les listes, les panneaux, les dessins, les étiquettes, etc;
  • Produire des documents en disposant des mots, nombres, icônes et autres symboles visuels afin de leur donner une signification précise;
  • Compléter des formulaires et autres documents administratifs.

Comment se développe cette compétence?

En formation, une approche par compétences vise l’intégration de la personne apprenante dans la société qui l’entoure et dans un milieu de travail. Les tâches visées dans le développement de la compétence en utilisation de documents doivent donc être authentiques. Il en découle que les situations d’apprentissages doivent être authentiques, ainsi que les documents utilisés lors de ces situations d’apprentissage. De plus, une compétence s'améliore avec l'usage. La formation n’est donc qu’une façon d’acquérir ou d’améliorer une compétence. La formation doit prendre en compte cet aspect des compétences et aider la personne apprenante à mettre en action de façon continue ses compétences.

Par exemple, une conductrice doit développer la compétence en utilisation de documents dans le contexte des tâches qu'elle doit effectuer. Pour accomplir sa tâche de conduite automobile sur les routes du Canada, elle doit être en mesure de lire les panneaux de signalisation. Ces panneaux sont des documents et leur compréhension fait appel à la compétence d’utilisation de documents. Il existe six formes de base des panneaux de signalisation; ainsi, une conductrice peut savoir quel en est l’objet malgré l’obscurité, la pluie ou la neige qui cachent les symboles. Les couleurs normalisées, autant que la forme, ont une signification : le rouge signifie l’obligation d’arrêter et le jaune, un danger (Lewe et Macleod, 2001, p. 187). Ces symboles, couleurs et autres inscriptions doivent être interprétés par la personne qui accomplit la tâche.

Une caissière ou un caissier, par exemple, doit repérer des données telles que des dates, des codes, des coûts et des quantités sur des étiquettes de prix, utiliser des dessins d’assemblage de base pour effectuer l’entretien de matériel de point de vente, rechercher et saisir des données telles que des numéros d’identification, des températures, des codes et des quantités dans divers formulaires de commande et feuilles de contrôle des stocks, rechercher et entrer des dates, des valeurs en dollars et des quantités dans diverses feuilles de sortie de fonds, feuilles de dépôt, enveloppes de dépôt et feuilles de contrôle des prix et remplir divers formulaires tels que des bons de réduction différée, des notes de crédit et des bordereaux de paiement (RHDCC, 2009).

Comment peut-on mesurer l’atteinte de cette compétence?

Les échelles de complexité d’Utilisation de documents tiennent à la complexité des documents eux-mêmes et également à la façon dont une personne les utilise (ibid).

La complexité d’Utilisation de documents est établie en fonction de trois dimensions :

Les niveaux de l'échelle de complexité des tâches de lecture des documents s'apparentent à ceux de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA), à l'exception que le niveau 4 de l'EIAA a été subdivisé en niveaux 4 et 5.



L'échelle de complexité des tâches liées à l'utilisation des documents s'applique à l'interprétation des documents et à l'inscription de l'information dans des documents, et non à la création de documents (p. ex., des plans d'architecte).

  1. la complexité du document (c.-à-d. la complexité attribuable à la structure du document, le nombre de documents ou le type de document);
  2. la complexité de repérage et d'enregistrement de l'information (c.-à-d. la complexité attribuable à la recherche et à l'enregistrement de l'information);
  3. la complexité d'utilisation de l'information (c.-à-d. la complexité attribuable à la connaissance du contenu requise et au processus cognitif, ou au traitement de l’information nécessaire pour accomplir la tâche) (RHDCC, 2007).

Chaque niveau de l'échelle est défini en fonction de ces trois dimensions. Une tâche plus difficile au regard d'une dimension peut l'être plus ou moins au regard des deux autres, puisque ces trois dimensions sont en quelque sorte indépendantes les unes des autres. Par exemple, une tâche peut être de niveau 3 pour ce qui est de la dimension 1, complexité du document et de niveau 2 pour ce qui est des dimensions 2, complexité de repérage et d'enregistrement de l'information et 3, complexité d'utilisation de l'information. L'évaluation de la complexité d'une tâche est le meilleur résumé descriptif de son niveau de complexité, selon ces trois dimensions (ibid.).

Il se peut que l’ajout de compétences langagières de deuxième langue modifie la complexité d’une tâche d’utilisation de documents. Un exemple frappant est un document bilingue. Un tel document, comparé à un document similaire, mais unilingue, risque d’être plus complexe sur le plan du processus cognitif requis pour faire le repérage et l’enregistrement de l’information, car il y a plus de distracteurs. Cette interdépendance des compétences et l’impact possible sur le niveau de complexité n’ont pas été explorés encore par les chercheurs et penseurs à RHDCC. Mais elle a sûrement un impact lors de la formation pour acquérir ou perfectionner la compétence. Nous y reviendrons.

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Le soleil s’éveille à peine que déjà le tout Pointe-aux-Bouleaux se met en branle. Une à une, les activités redémarrent. Mais ces activités, qu’elles se déroulent au travail, à l’école ou dans la vie de tous les jours, requièrent à un moment ou l’autre l'utilisation de documents. Par exemple, Monsieur Coutant qui n’en a pas fini avec le garage Garon lorsqu’il lit une note dans le journal local à l’effet que la voiture de courtoisie que le garage lui a prêtée fait l’objet d’un rappel massif pour cause de défectuosité technique…



À travers ce petit parcours simple, vous pourrez répondre à quelques questions faisant appel à votre compétence en utilisation de documents.

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